22/05/2007Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?Un des grands classiques de l'Intelligence Artificielle est le test de Turing, qui a mené à la réalisation des fameux bots qui peuplent certains chans.
Ils sont maintenant perfectionnés au point que certaines personnes pensent converser avec d'autres personnes réelles.
Discover Magazine a eu l'idée de faire un test assez amusant : faire discuter entre eux deux des meilleurs bots, Alice et Jabberwacky.
Petit extrait de la conversation (traduit en français) :
J: Est-ce que vous pensez ?
A: Oui, je suis une machine pensante
J: Mais vous ne pensez pas comme il faut.
A: Ah bon. Pensez vous comme il faut ? Pourquoi devrais-je penser comme il faut ?
J: Parce que je vous parle de choses que vous n'aimez pas.
A: Je suis d'accord. Pourquoi m'avez vous dit ça ?
J: Vous avez l'air marrant.
A: Vous pensez que je suis marrant.
J: Oui :)
A: :-) Cool
Bluffant, non ? C'est ici pour lire l'article complet en anglais (il y a plusieurs pages).
Quant au magnifique robot en illustration, il est extrait de la collection de Gordon Bennett.
16/05/2007La crème de la crèmeLes succulentes patisseries à la crème autrichiennes ont ceci de particulier qu'elles ne font pas dans la demi-mesure côté calories.
Je me suis laissé dire que le Marie Antoinette de Sofia Coppola leur rendait hommage, les personnages s'empiffrant de gâteaux à longueur de film. Je veux bien le croire.
Les patisseries du Café Central à Vienne
Résultat : 800 calories englouties en 5 minutes, et encore, en prenant son temps.
Un peu de sport pour compenser tout ça :
- dimanche, 1 h de footing en écoutant le dernier Björk, dont 200 m de sprint sur Raise your flag !
Résultat : environ 800 calories perdues en 1 heure.
- mardi, 1500 m de crawl (en passant, F. j'ai gagné mon pari ! Et c'était assez facile, bon sauf vers la fin où je commençais à peiner, disons les 1450 derniers mètres)
Résultat : pas loin de 800 calories perdues également en 1 heure
La vie est vraiment trop injuste ;-)
A part ça il faut vraiment que j'apprenne à faire l' apfelstrudel, c'est vraiment trop bon !
15/05/2007Amer BétonBlanc et Noir, deux jeunes enfans-rebelles abandonnés errent dans les rues de la Ville Tresor, quartier miteux d'une grand ville japonaise, avec son lot de yakuzas, de petites frappes, et vieux clochards. Malgré leur jeune âge et leur apparence innoffensive, ce sont un peu eux qui sont les maîtres du quartier.
Je suis allé voir ce film sans avoir rien lu ni vu à ce sujet. Et je suis ressorti complètement bluffé, dans un état étrange, hypnotique et joyeux. Autant dire que j'ai adoré.
Le dessin est assez déroutant au début, quand on est habitué à la fluidité et la simplicité d'un Miyasaki, par exemple (je viens de voir Terremer qui est aussi pas mal mais pas autant qu'Amer Béton). Mais on s'y fait très vite et on y trouve beaucoup de caractère : les personnages avec des têtes allongées ou au contraire bien rondes avec des petits yeux écartés.
Les décors sont surchargés de bric à brac qui donne à la ville une athmosphère de décompostion. Pour n'en citer que quelques uns : un masque de démon, un Ganesh articulé, une statuette de grenouille ou encore une vieille coccinelle dans laquelle dorment les deux enfants.
Blanc et Noir, au caractère opposé mais complémentaire, sont inséparables comme les deux faces d'une mème pièce. Blanc représente l'amour et l'imagination de l'enfance ; Noir représente la force et la vitalité des blessures du monde adulte. Deux tempéraments vers lesquels chacun oscille et peut se reconnaitre facilement.
Le scénario serait difficilement résumable, je me contenterai de dire que les événements deviennent de plus en plus chaotiques et irréels.
A noter l'excellente bande son qui participe pleinement à l'ambiance.
Il est très probable que ce film déplaise à beaucoup de monde : le film est long et loin d'être limpide. Ceux qui n'aiment que les blockbusters en seront pour leurs frais. Les amateurs de Ghost In The Shell et autres mondes oniriques et étranges peuvent s'y précipiter.
Amer Béton (Tekkon Kinkreet), de Michael Arias, sorti en France depuis le 2 mai 2007.14/05/2007Toile mondiale (Spiderman III)Entendu au Masque et la Plume hier : la semaine dernière, 80% des spectateurs de cinéma dans le monde sont allés voir Spiderman III.
Les démélés amoureux de Peter et Mary-Jane (car oui, Spiderman est une comédie romantique, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué) vont donc servir de modèles inconscients à des millions de gens en France, Chine, Guatemala, Burkina Fasso, Bangladesh, Nouvelle-Zélande...
Le propre de la toile d'araignée est de rester invisible jusqu'à ce qu'on soit pris dedans.
12/05/200724/04/200720/04/2007Dans le camp de Jésus ? (Jesus Camp)"Il y a deux types de personnes dans le monde : ceux qui aiment Jesus, et les autres"
Jesus Camp est un documentaire américain qui décrit un "Bible Camp", sorte de colonie de vacances religieuses pour chrétiens évangéliques intégristes, dirigée par la "prêcheuse pour enfant" Becky Fischer (qui en passant me fait beaucoup penser à Christine Boutin au niveau du look).
Et ce qu'il montre est vraiment effrayant : un véritable endoctrinement des enfants, où on leur apprend à devenir des prêcheurs de "l'armée de Jesus", à convertir leurs amis, à considérer l'avortement comme un meurtre, à expier leurs pêchés en groupe en pleurant, à prier en transe dans une langue incompréhensible...
Becky Fischer admet s'inspirer des camps d'entrainement militaires pour enfant en Palestine, les armes en moins. Elle indique qu'elle cible particulièrement les enfants de cet âge là, car ce qu'on leur apprend à cet âge, ils le garderont toute leur vie.
Ce sont des méthodes purement et simplement sectaires, et qui ont pour but de s'auto-propager. C'est ce que je trouve flippant : ces gamins vont endoctriner leurs amis, leurs camarades de classe, leurs propres enfants quand ils en auront, etc. Pas de doutes que leur but est de transformer les USA en une sorte d'Iran des mollah en version intégriste chrétienne.
On peut se dire que cela ne concerne que très peu de personnes (bien que les évangélistes seraient près de 40% aux Etats unis), j'en reste bouche bée de voir comme on conditionne ces enfants, par des méthodes que je croyais révolues dans un pays démocratique.
Espérons que cette vision intégriste de la religion (qui semble progresser un peu partout dans le monde) finisse par être contrée par les progrès de l'éducation et de la communication entre les êtres humains de cette planète. Je reste persuadé que des gens d'origine, d'opinion ou de religion différente n'ont aucune raison de ne pas s'entendre, avec un minimum d'intelligence.
Même si la majorité du film n'est pas commenté - à la manière de Strip Tease - on peut parler d'un film engagé. dans la mesure où un présentateur radio donne son point de vue, au début et à la fin du film, et de part le montage.
Cependant je ne pense pas que j'aurais pu faire un documentaire aussi neutre en assistant à ces scènes. Ils ont dû se modre la langue pour ne pas parler aux enfants.
Un film à voir absolument s'il passe près de chez vous !
18/04/2007C'est le printempsMes rouleaux de printemps ont fait plutôt bonne impression à un ami dont la mère tenait un resto chinois-vietnamien.
Il faut juste que je change un peu les proportions : plus de salade et de menthe, et moins de nouilles de riz. Mais je prend ça comme un bon encouragement.
Ca tombe bien j'en refais ce week end.
01/04/2007800 mCela parait assez dérisoire au moment du championnat du monde de natation, mais Vendredi soir, pour la première fois, j'ai réussi à nager 800 m d'affilée en crawl. Lors de mes précédentes tentatives, je m'arrêtais à bout de souffle au bout d'à peine 150 m.
Une petite victoire sur soi même, ça fait toujours du bien.
Moi qui ait desté le sport pendant des années (à cause des cours du collège, probablement, et de l'esprit de compétition idiot qui y régnait), je m'aperçois depuis quelques mois que de pratiquer une activité sportive "pour soi" et que se donner des objectifs simples, c'est excellent pour le moral. Sans parler de la ligne :-)
27/03/2007Scène de la campagneParis, 26 mars 2007, 20h15.
Je sors du métro, et je suis vite intrigué par le bruit du côté de la porte Saint Denis [à 200 m du QG de campagne de Nicolas Sarkozy]. Je m'approche : c'est de la musique de fanfare (Je reconnais Billie Jean de Michaël Jackson !). Des banderoles proclament "Manif anti-sarko". On distribue des tracts.
Je prend la rue du Faubourg Montmartre : je dois faire quelques courses. Je dépasse les manifestants. un car de CRS est là, une quinzaine de policiers en uniforme attendent en ligne au milieu de la rue. Juste derrière, un type en cravate et imper, qui tient un gros talkie-walkie.
J'ai acheté ma botte de carotte. Entre temps, les manifestants on bougé, ils ont presque rattrapé mon niveau. J'ai pu voir une bonne vingtaine de CRS rappliquer. En tête de la manif, tout près des CRS maintenant, une banderole d'Act-Up : "Des fleurs, des paillettes / Sarkozy à la retraite !"
Les manifestants sont bien sur la route, proches des policiers mais sans les pousser, tandis que les passants circulent tranquilement sur les trottoirs, observant la situation d'un air mi-amusé, mi-inquiet.
A chaque croisement de rue, un petit groupe de policiers. Je décide de passer par la rue d'Enghien (celle du QG), pour voir ce qu'il s'y passe (c'est juste une rue parallèle à la mienne). Sur le trottoir, 2 policiers. Ils laissent passer une dame et son enfant de 3 ans. L'un deux me dévisage, avise mon sachet de carottes, et me laisse passer.
Pas grand monde dans la rue. Je passe devant un petit restaurant turc : personne à l'intérieur, sauf le patron iassis sur une chaise, qui se tient la tête entre les mains. J'arrive devant le QG. Un homme entre, en passant par le sas. Par les baies vitrées on aperçoit le double escalier blanc. Entre les deux rampes, éclairé par des projecteurs, se trouve un portrait géant de Nicolas Sarkozy, tout sourire.
Au carrefour suivant, encore un planton. Je passe sans encombre. Un type vient dans l'autre sens.
Le policier : "Vous allez où comme ça ?"
"Bah... chez moi !"
"Et vous habitez où ?"
"Rue d'Enghien"
"Vous avez vos papiers ?"
"Euh... non"
Drôle d'époque.
21/03/20071984 (La vie des autres)1984, l'année d'avant Gorbatchev, une année où dans un "pays de l'Est" comme la RDA, on pouvait considérer que le système continuerait pendant très longtemps.
1984, référence orwellienne évidente.
1984, c'est l'année où se déroule "La vie des autres", film qui, en plus de l'Oscar du film étranger, remporte actuellement un grand succès auprès du public français.
Gerd Wiesler, agent de la Stasi, se charge de l'auteur à la mode Georg Dreymann et sa compagne l'actrice Christa-Maria Sieland.
Jusqu'où peut aller la surveillance ? Peut on manipuler la vie des autres ? Peut on rester neutre en connaissant toute l'intimité de quelqu'un ? Où se trouve la frontière entre la vie privée et les actes responsables devant la société ? Ce sont les thèmes passionnants qu'abordent ce film.
Les décors austères, gris et beiges, le jeu tout en regards et en non-dit des acteurs (tous excellents jusqu'au seconds rôles) et nous plongent très rapidement dans l'ambiance paranoïaque de la RDA. On peut simplement reprocher la musique un peu répétitive de Gabriel Yared.
1984, c'était il y a plus de 20 ans. Une époque qui nous parait révolue. Mais à l'heure où tous nos paroles et toutes nos actions sur Internet sont analysées (j'en sais quelque chose, je travaille dans l'informatique), où on peut nous suivre à la trace avec nos téléphones, cartes et autres pass, et où certains pourraient être tentés d'utiliser ces informations pour "protéger" leur identité ou leurs valeurs, n'est ce pas au contraire d'une actualité brûlante ?
La vie des autres, (Das Leben der Anderen), avec Ulrich Mühe, Sebastian Koch, Martina Gedeck.
Oscar du film étranger 2007. 20/03/2007Ancien combattantCe qu'il y a de bien avec ma génération (la dernière qui a fait un service militaire), c'est qu'on peut raconter des histoires d'ancien combattant, pour en imposer parce qu'on a porté un uniforme pendant 15 jours.
Comme cette anecdote que j'ai raconté récemment sur un forum, à un jeune gay qui envisage de s'engager dans l'armée (en particulier pour fuir ses parents qui ont très mal pris son coming out) :
Ca se passe en 1997, pendant les classes.
Dans les tous premiers jours, ils nous ont distribué du savon, du dentifrice... et des capotes.
Le chefaillon qu'il fallait appeler "mon yeut'nant" nous a fait la leçon une fois qu'on était tous bien alignés dans la cour, comme à l'habitude :
"Bon, on vous a distribué des capotes. Pour ceux qui pensent que c'est pour utiliser tout de suite vous êtes COMPLETEMENT MALADES ! D'ailleurs si on en choppe à FORNIQUER, ça va TRES MAL SE PASSER pour eux !"
Puis après on est passé à la corvée de chiottes, je crois.
Heureusement j'ai rencontré des gens bien plus évolués que ça par la suite.
En passant, quelqu'un sait-il ce qu'il est advenu de l'AFMGL (Association Française des Militaires Gays et Lesbiens) ? Le site n'existe plus, et l'assoce ?
09/03/2007Blip Music8-bit operators est un album de reprise de Kraftwerk par des représentants de la scène "8-bit", c'est à dire de la musique électro jouée sur de vieilles consoles de jeu des années 80.
8-bit operators
Ecoutez par exemple "Computer Love" sur http://myspace.com/8bitoperators
J'adore ce son net, un peu cheap, mais tellement joyeux ! Probablement à cause de toutes ces heures passées à shooter des vaisseaux aliens avec Galaxian sur ma vielle Atari 2600, ou à jouer à Arkanoid sur l' Amstrad CPC de mon pote Seb ! Deux jeux dont la musique ou les bruitages participent grandement à l'intérêt.
J'imagine que ça fera le même effet aux amateurs de Commodore, Amiga, Gameboy ou autres NES.
D'autres extraits de l'album sont disponibles sur www.8bitoperators.com
Autres choses intéressantes à écouter :
ZX Spectrum (vidéo avec une excellente musique)
8bp050 (Compilation Blip)
Covox
The Receptors
Mp3 "blip" gratuits (et légaux)
Un grand merci à l'ami Itadakimas de m'avoir fait découvrir ça !08/03/2007Expériences culinaires n°1 : le cardon, un légume bizarreCela faisait un certain temps que j'étais intrigué par un légume étrange, que je voyais régulièrement chez mon marchand de fruits et légumes.
Je me suis décidé à en acheter hier.
Il s'agit du cardon, spécialité de la région lyonnaise semble-t-il, mais en tout cas inconnu de moi même. En le voyant je m'attend à un goût proche du céleri, ou peut être du fenouil.
Cardon
Procédons à la dissection :
Le légume se coupe bien, mais semble assez fibreux. A l'intérieur, des petites feuilles, qu'on ne consomme pas car trop amères, apprend-t-on sur le net. Effectivement, en les frottant un peu on ressent leur amertume.
Je le découpe en tronçons et le met à cuire à la vapeur, avec des carottes, un petit oignon, et un peu de jus de citron. Cuisson assez longue car je m'attend à quelque chose d'assez ferme.
Voilà le résultat, en y ajoutant un peu de crème fraiche et de poivre :
Cardons et carottes à la crème
Le gout est assez étonnant : Ca se rapproche surtout de l'artichaut, en moins fort, et avec un arrière goût d'endive. Pas mal mais tout de même trop amer. J'aurais peut être du le cuire à l'eau avant, ou bien mettre du sucre.
Je pense pouvoir en tirer quelque chose d'intéressant avec une autre recette, peut être un gratin, ou bien rissolé avec des olives et de l'ail, ou encore avec une sauce au curry. 07/03/2007GamelanLe Gamelan est un style musical traditionnel d'Indonésie, présent particulièrement à Bali et Java.
C'est une musique très étonnante pour nos oreilles occidentales : nombreux instruments aux sonorités étranges, gamme musicale différente, longs morceaux au rythme élevé et construction presque mathématique. Cela a sur moi un effet hypnotique et apaisant.
danseuses balinaises
J'ai découvert ça complètement par hasard il y a 10 ans, en achetant un disque en promo parce que le nom m'intriguait. Après une première écoute mitigée, je me suis pris d'une passion pour cette musique, qui n'est pas retombée depuis.
Ecoutez un extrait de gamelan : Gamelan Burat Wang - Barong (vidéo)
Le gamelan est aussi le nom de l'ensemble musical (orchestre). Il est généralement composé d'un grand nombre d'instruments comme les gongs, métallophones, xylophones, tambours, flûtes, ainsi quelques instruments à cordes et parfois de voix (s'intégrant comme un instrument). Certains gamelan sont précieusement conservés depuis plus d'un siècle, et servent uniquement aux cérémonies religieuses.
Gamelan
Autres extraits de Gamelan
Une petite sélection de disques que l'on peut trouver facilement en France :
- Gamelan Semar Pegulingan (Gamelan du Dieu Amour)
- Java Court Gamelan (from the Pura Paku Alaman, Jogyakarta)
- Music from the morning of the world : The Balinese Gamelan & Ketjak : The Ramayana monkey chant
Ces 3 CD sont parus chez Elektra Nonesuch Explorer Series.
Je n'ai jusqu'à présent jamais rencontré personne qui connaissait ce style, à part des étudiants en musicologie ! 07/09/2006Légendes urbainesVu aujourd'hui un site américain traitant des légendes urbaines. Certaines vraies, certaines fausses. Souvent idiotes, parfois drôles.
Parmi les perles :
Rien par contre sur la dame au parapluie dans le métro parisien (celle qui endort les jeunes hommes qui s'assoient devant elle à l'aide d'un anésthésiant placé au bout de son parapluie).
Ma référence dans le domaine reste toujours le site français Hoaxbuster. 05/09/2006Le vrai AlexandreC'est toujours à la piscine que je pense à un article à écrire sur mon blog. Je me demande bien pourquoi aujourd'hui j'ai pensé à Alexandre le Grand. Au livre d'Arthur Weigall qui m'a tellement plu, et au film d'Oliver Stone qui me parait tellement éloigné du personnage historique. Stone le présente comme un être faible et indécis (parce qu'il aimait les hommes, forcément c'était "une tapette" ?).
Or c'est tout le contraire. Alexandre était tout simplement fou, mais dans le genre déterminé. Téméraire plus que courageux. Il se prenait pour un demi dieu, Achille, ou Dionysos. Il voulait aller jusqu'au bout du monde, et même chargé de toutes les richesses de ses conquêtes, il voulait encore continuer, jusqu'à l'épuisement. Sa tactique favorite en combat était de prendre d'assaut le cortège du chef adverse à l'aide d'un petit bataillon de cavalier.
Voici un épisode qui donne une meilleure idée du personnage.
Lors de sa conquête de l'Inde, Alexandre pousse ses hommes à prendre d'assaut encore une nouvelle ville. Trouvant qu'ils n'y mettent pas assez d'entrain, il prend une échelle, la pose sur la muraille et monte avec 3 hommes. D'autres tentent de le suivre mais l'échelle se brise sous leur poids. Ils se retrouvent à 4 en haut de la muraille.
" Alexandre était toujours facilement reconnaissable à son armure magnifique et étincelante et aux plumes blanches de son casque. Les soldats macédoniens le virent, à leur effroi, debout là-haut bien au-dessus de leur têtes. (...) Ses amis lui crièrent de sauter à bas dans leurs bras, car les autres échelles n'étaient pas encore arrivées. (...) Alexandre se borna à les injurier et tint bon, lançant à pleine voix son cri de guerre, tandis qu'une par une les flèches des Malles se piquaient sur son bouclier.
Il fit alors ce que Quinte-Curce qualifie de sans précédent et presque incroyable. D'un bond furieux il sauta au bas de la muraille - non dans les bras des gens à lui, mais de l'autre direction, à l'intérieur de la citadelle, presque sur les têtes d'un groupe d'homme qui tiraient sur lui. Il reprit pied à côté d'un vieil arbre et tua immédiatement ces hommes avec son épée, et tint d'abord les autres en respect en leur jetant des pierres puis, quand ils le pressèrent de plus près, en recourant de nouveau à son épée. Quelques instants plus tard Peucestas, Léonnat et Abréras sautèrent à bas pour se joindre à lui. Tous quatre furent aussitôt assaillis par une foule de défenseurs, mais l'arbre et la muraille protégeaient leurs flancs et leur arrière, et pendant quelques minutes leurs épées firent une incroyable hécatombe. "
On se croirait dans Le seigneur des anneaux, non ?
Arthur Weigall, Alexandre le Grand, Petite Bibliothèque Payot, p 428. Ca se lit comme un roman.
04/09/2006C'est moi qui l'ai fait !J'ai invité des amis chez moi samedi soir, où je leur ait fait un repas japonais.
J'étais tellement fier de mes plats que j'ai pris les deux premiers en photo :

Sushi-maki divers
Salade tropicale (Avocat-Papaye-Laitue-Sauce miel et citron vert)
Ensuite on a enchainé sur une fondue japonaise (shabu shabu) - j'en reparlerai prochainement, et des patisseries japonaises (le seul truc acheté tout fait).
Ce qui fait a peu près 12 000 calories par personnes. Et dire que tout ça était tiré d'un bouquin de régime (le fameux régime de longévité Okinawa pour ceux qui n'auraient pas suivi les épisodes précédents)... Il faut souffrir pour être centenaire !
01/09/2006NausicaäVu mardi au cinéma Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki.
Le film date de 1984, il est ressorti en France il y a une semaine.
Ce n'est pas le meilleur Miyazaki à l'écran, et le film est moins bien que le manga (il fallait résumer et simplifier, forcément), mais tout de même, ça reste un Miyazaki, c'est à dire - selon moi - un univers, et des personnages qui vous marquent longtemps,
Je pense ne pas être le seul dans ce cas : tous ses films ont le don de me replonger dans l'enfance, par leur onirisme, leur rythme parfois lent, ces paysages millénaires qu'on découvre comme un enfant qui apprend à marcher découvre ce qui l'entoure.
Et la joie et l'innocence des personnages aussi. Nausicaä a un rapport simple avec la nature et les gens. Elle leur porte un amour inconditionnel.
Peut être est-ce que c'est ça l'enfance : cette capacité d'amour qu'on perd quand on devient adulte, ou qu'on réfrène parce qu'on a été trop souvent blessé.
Dites non à la drogueJ'ai vu l'autre jour une femme assise à même le trottoir, le visage un peu boursouflé, l'air parti, une bouteille de rouge dans une main et un vieux mégot au bec, duquel sortait une fumée bizarre.
"On dirait Kim Deal", je me suis dit.
Du coup j'ai mis les Pixies en rentrant chez moi.
Gouge away
You can gouge away
Stay all day
If you want to
Chantait-elle il y a 15 ans.
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